LYCÉE CARRIAT
1 rue de crouy
01000 Bourg-en-Bresse
Tél. : 04.74.32.18.48
Fax Secrétariat : 04.74.32.18.54
Fax Intendance : 04.74.32.18.30
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HISTOIRE DU LYCEE CARRIAT DE 1810 à 1957, et à nos jours …..
Joseph, Marie, François, CARRIAT est né à Bourg en Bresse, rue Mercière (actuellement Rue du maréchal Joffre), le 8 janvier 1810. Grâce à l’aisance de son père, marchand drapier, il peut fréquenter le collège de la ville et y fait de bonnes études.
A 17 ans, il apprend à Lyon le métier d’ouvrier bijoutier et l’y exerce pendant 15 ans. L’héritage qu’il reçoit après la mort de sa mère lui donne la possibilité de vivre de ses rentes et de voyager, notamment en Angleterre.
Après le décès de son père et un nouvel héritage, il arrondit sa fortune grâce à une gestion avisée ? Néanmoins, il mène une vie simple. Le dessin et la musique sont ses distractions. Il est d’ailleurs un flûtiste de talent. En septembre 1875, souffrant, il revient à sa ville natale pour se soigner et y meurt le 16 décembre.
Disparu sans descendance ni parent proche, J.M. CARRIAT avait, par testament, fait don de toute sa fortune, environ 40 000 francs d’alors, à la ville de Bourg en Bresse pour « servir à la création de diverses écoles publiques et gratuites d’art et de connaissances utiles en faveur des deux sexes de la localité, sous la dénomination d’institution Carriat.
L’amateur d’art souhaitait « une école de musique vocale et instrumentale » et « une école de dessin ». L’ancien ouvrier bijoutier, pour avoir vu trop d’apprentis mal formés, demandait une école de mathématiques, géométrie élémentaire, tenue de livres, comptabilité et quelques notions commerciales ». Enfin le philanthrope concluait par « Je me propose surtout de venir en aide aux familles peu aisées et ne pouvant, pour cette raison, faire donner une éducation suffisante à leurs enfants ».
J.M. CARRIAT anticipait de peu les lois de 1880 et 1181 par lesquelles Jules FERRY instituerait l’école primaire gratuite, laïque et obligatoire jusqu’à 13 ans. En octobre 1876, une commission municipale fut désignée et chargée de proposer un projet conforme aux volontés du donateur. Rapports et plans furent déposés en 1877-78 et ils triomphèrent des derniers obstacles grâce à l’arbitrage du célèbre architecte parisien VIOLLET LE DUC. La ville fournit gratuitement le terrain dit du « clos Pinard » sis entre la place Bernard, la rue de la Tourne des champs et le chemin de Ronde, et fit détourner et recouvrir la rivière locale, le Cône. Les travaux de constructions, commencés fin 1878, se terminèrent au milieu de l’année 1881.
La première année, 75 élèves des écoles communales (45 garçons et 30 filles) s’initient particulièrement au travail manuel. En 1884, un cours complémentaire d’un an est créé pour que les possesseurs du certificat d’études primaires deviennent de bons apprentis. Graduellement, ce cours va fournir l’identité moderne de l’école en préparant au brevet élémentaire. En 1913, l’école compte environ 80 élèves qui, au terme de la première année, choisissent une des 3 sections : commerciale, industrielle, générale. Cette dernière conduira ses meilleurs éléments au concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs.
Ainsi se dessine le collège moderne et technique d’après 1945. Administrativement, il comporte deux ans plus tard une annexe, le centre de formation professionnelle du boulevard des Belges qui devient en 1951, centre d’apprentissage.
Au début, 25 cours sont proposés par semaine, l’année scolaire allant du 15 octobre au 1er août, avec des pointes de fréquentation liées à l’absence de travaux dans les fermes des environs, entre décembre et mars.
A cette époque et pendant les sept décennies qui suivront, l’institution Carriat pratique et célèbre, selon de multiples témoignages, les vertus conjuguées du travail soutenu et de la stricte discipline, gages de promotion sociale. Cette philosophie a été tout particulièrement incarnée par le troisième directeur, Louis AMIOT. Il a d’ailleurs donné son nom au collège installé en tant que tel en 1969 dans les locaux de la place Carriat.
C’est l’association des anciens élèves de l’institution Carriat qui, la première, en 1930, formule l’idée d’une construction neuve rendue nécessaire par l’exigüité des locaux. La ville se décide en février 1932 pour la réalisation du projet. En 1934, le conseil départemental de l’enseignement technique se prononce pour une école de 500 élèves avec internat. Quatre ans plus tard, la municipalité acquiert le terrain du « clos Tardy » dans le quartier « Bel Air », à proximité de l’église du Sacré Cœur mais la guerre interrompt le processus. Après 1945, le projet est repris mais ne constitue pas une priorité évidente. La mairie, cependant, multiplie les interventions et, finalement, le dossier est accepté par les services ministériels fin 1952. Une première tranche de travaux est inscrite le 7 février 1953 au plan quinquennal d’équipement scolaire. L’adjudication a lieu courant 1954 et la première pierre est posée le 23 mai 1955. Dès 1955, on s’active sur le chantier et les élèves, de ce qu’on va appeler désormais familièrement « le petit Carriat » accèdent à l’internat neuf en 1957. La rentrée à l’externat et à la cantine a lieu en 1958. Dix ans plus tard sont livrés l’internat féminin, le gymnase, la piscine et le stade. Le self-service ouvre en 1984. Le département d’électrotechnique s’agrandit avec la restructuration des ateliers de mécanique-auto et de carrosserie ; les élèves rejoignent en 1979 le nouveau lycée professionnel Gabriel Voisin. Les constructions reprennent dans les années 1990. En 1993-94, c’est la livraison par la Région d’un préau neuf et des bâtiments du génie civil. L’aile nord de l’internat masculin accueille depuis 1995 le CDI, la salle des personnels et le GRETA.
En 1874, dans son testament, J.M. CARRIAT espérait que les écoles créées par son legs délivreraient des « connaissances utiles ». Devant l’éventail actuel des disciplines, il doit être comblé.
En 2004, le bâtiment qui accueille les enseignements scientifiques et tertiaires est rénové.
Dès 2003, s’engage une réflexion sur une restructuration totale ou presque de la cité scolaire afin de répondre aux exigences nouvelles de confort thermique et phonique, d’économie d’énergie, de réseaux informatiques, de sécurité, d’accueil de tous les publics, mais aussi pour répondre aux évolutions pédagogiques et aux besoins des nouvelles formations.
La Région désigne en 2007 un maître d’œuvre chargé d’élaborer les nouveaux plans en conservant les murs extérieurs. La cité scolaire est complexe et le travail d’élaboration de l’avant projet définitif durera 4 ans au cours desquels les équipes du lycée vont collaborer très activement, tout en intégrant, au cours du temps, les réformes pédagogiques imposées par le ministère et qui entrainent de multiples adaptations.
2011 est l’année des derniers ajustements, 2012 sera l’année du début des travaux qui s’étaleront sur 5 ans tout en maintenant les enseignements (à l’exception des ateliers de Productique mécanique déplacés pendant la réhabilitation des ateliers dans d’autres locaux à 800 mètres et de l’internat masculin), le service de demi-pension, l’internat féminin.
Et dans le même temps, La Région s’est également engagée dans la restructuration et la mise aux normes du complexe sportif piscine et gymnase. Les réunions préparatoires se tiennent entre 2010 et 2012, les travaux commenceront en janvier 2013 pour être terminés en août 2014.
De grands changements en perspective mais pour un nouveau CARRIAT, rationnel, moderne, performant, qui mettra ses élèves, étudiants, apprentis, personnels, dans des conditions de travail et de vie idéales et agréables.
Un bijou, comme l’aurait apprécié, Joseph Marie CARRIAT, le bijoutier ………….. !